L'orphelin.

Commandes





Si semblable et pourtant différent
Des autres enfants dont il enviait
Le confort étroit, mais rassurant,
Doucement, il s’était résigné.

Depuis le temps qu’elle était partie
Charmer les oiseaux du Paradis,
L’image embellie des souvenirs
Réfrénait l’élan de ses désirs.

Pour lui, l’impossible était un mot,
Celui de « maman » qu’il ne pourrait
Jamais, plus jamais, dire tout haut
Qu’à travers l’éclat de ses regrets.



Depuis le temps que la solitude
Sans répit rongeait ses illusions,
Pris dans l’entrelacs des habitudes,
Il avait au cœur une ambition,

Parce qu’il fallait recommencer
À vivre au pays de l’espérance
Qu’exister pour lui nécessitait
Un regain d’efforts et de confiance,

Ainsi trouva-t-il en ses études
Le moyen de prendre son essor
Jusqu’à fortifier ses certitudes
Comme une revanche sur le sort.



Sans rien oublier de ses épreuves,
Sans rien négliger de son passé,
Plus il s’affirmait, faisait ses preuves,
Plus la vie modifiait son tracé…

Car le printemps sèche la rosée :
Pour lui, la brise avait déposé
Son souffle ténu comme un baiser
Sur ses peurs jusqu’à les apaiser…

Bien que porté par la providence
Bien que seul il ait fait son chemin
C’est hélas une éternelle absence
Qui sans fin préside à son destin…




Copyright © Jacques Goudeaux -  janvier 2016 / Dépôt SACEM : 2019


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