Soleil de pourpre.

Commandes




Si c'est en bacchanale alors tant pis,
Alors tant pis ça n'en sera que mieux :
Que de sève nos veines se gorgent sans répit,
Que l'on chante à plein coffre à faire des envieux !
Notre regard se perd au fond des verres
Dans cette brume pourpre où pleure le soleil,
Trinquons, l'air familier aux bons compères !
Portons-les à nos lèvres comme un cadeau du ciel.

Te laisse pas sombrer pour les atours
D'une princesse d'opérette à trois sous,
Chante à pleine gueule, le coeur débordant d'amour,
Chante le coeur plein, l'esprit sens dessus dessous.
Toi, t'as besoin de cuver ta détresse,
De noyer ton ennui dessous des flots de vin,
Toi, t'as besoin de confier à l'ivresse
Une bouteille vide comme un message vain.

Alors buvons, buvons à calomnier,
Jusqu'à la lie buvons au temps qui passe,
La fièvre des instants te fera oublier
Que le désir plus que le plaisir est fugace.
Non le temps n'est pas une usine à rides,
Il faut à chaque fois se mettre au diapason,
Prendre l'accent de son violon pour guide...
N'importe ! Quand on aime, elle a toujours raison.

Mais ça n'est pas folie cela mon vieux
Que de s'offrir goguettes ou libations
Et quand tu serais fou, je te comprendrais mieux
Encore et sans souci d'un coeur en perdition.
Tu chantes bien alors tu sais pleurer !
Mais pleure tout ton soûl et pleure à en crever,
Dorénavant et jusqu'à désormais
Le temps qui chante sera notre meilleure cuvée !






Copyright © Jacques Goudeaux - juin 1984 / Dépôt SACEM : 1985



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