Pergaud.

Commandes




Introduction :


C'est un matin blafard que traîne le levant ;
Au fond de trous à rats, se terrent des humains
Qui n'ont rien plus d'humain que le regard perdu,
L'oeil hagard et fuyant des jours sans lendemains
C'est un matin blafard que traîne le levant ...

C'est un matin d'avril aux confins de la Meuse,
Le matin d'un printemps qui ne chantera plus ;
Aux éclats de mitraille, l'espoir brisé soudain :
Parmi des milliers d'autres, une voix qui s'est tue.
C'est un matin d'avril aux confins de la Meuse ...

Couplets :

Sur un cahier d'écolier, un jour,
Ta plume a musardé ;
Une strophe écrite avec amour,
Soudain s'est animée,
Soudain s'est animée.
Promenant ton enfance de rude campagnard,
Tu allas puiser l'eau de tes premières sources
À l'ombre d'un foyard
Et assis dans la mousse.

De l'air pur de ta Franche-Comté
Aux fumées d'un Paris
Lourd d'ennui et de banalité,
Provincial assombri,
Provincial assombri,
Tu chantes le terroir d'un pays oublié,
Solide rejeton aux racines profondes,
Subtil et familier,
Ton style vagabonde.

Guerriot, plus qu'un simple animal,
Est un être pensant
Jusqu'au bout réfléchi et loyal,
Doué de sentiments,
Doué de sentiments.
Pourquoi dans le vacarme d'un cauchemar d'avril,
Ta muse a-t-elle fui le piège d'une guerre
Inhumaine et stérile,
Vers un autre univers ?

Fin :

De la "Guerre des boutons"
À "Lebrac bûcheron",
De "Goupil à Margot"
Au "Roman de Miraut",
Pergaud des champs et des villages,
Pergaud des bois et des chemins,
Tes rêves sont ceux de demain :
Les vrais poètes n'ont pas d'âge ...



Copyright © Jacques Goudeaux - février 1985 / Dépôt SACEM 1987



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