Trois brins de lilas


© Textes de chansons déposés à la SACEM

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Trois brins de lilas dans la main,
C'était là toute ma fortune.
Heureux pourtant, j'allais bon train,
Bien que n'ayant pas une thune.
Trois brins de lilas dans la main,
Mon insouciance et ma jeunesse,
Mais sans soucis des lendemains
Et le printemps comme richesse…

Dans ses sabots traînant les pieds,
S'en revenait de la fontaine,
Et sous sa charge elle ployait :
La pauvrette était à la peine.
Alors troublé, compatissant,
Ainsi de la voir au supplice,
Je joue les chevaliers servants
Et lui propose mes services.

Trois brins de lilas dans la main,
Les lui offris en toute hâte
Et je suivis sur le chemin
Son ombre fine et délicate.
Moi, le rustique, le lourdaud,
Toute mon âme était émue
Pour elle, de courber le dos,
Pour elle, ma belle inconnue.

Moi, tout heureux, tout attendri,
De profiter des circonstances,
La raccompagne à son logis
En bénissant la Providence.
Trois brins, comme un porte-bonheur,
Trois brins de lilas, en échange,
La vilaine avait pris mon cœur,
Le broyait entre ses phalanges.

En guise de remerciement,
Nous confiant à l'ombre opportune,
Elle me donne un baiser charmant,
Qui se prolonge au clair de lune…
Ici-bas tout a une fin :
La belle était déjà promise ;
Aussi, je repris mon chemin
Et me fondis dans l'aube grise.

Trois brins de lilas dans la main,
Je n'avais plus rien que ma peine.
Je l'emportai bien loin, si loin,
Que jamais plus ne fus le même…


©Jacques Goudeaux - juin 2007 / Dépôt légal SACEM 2012


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