Les vaillants discours.

Commandes

    Nul n’est prophète en son pays
    Même au royaume des tartuffes
    Ceux qui nous prennent pour des truffes
    N’ont pas besoin d’un Isaïe !

    Comment savoir à qui se fier ?
    On vous demande votre avis,
    Vous le donnez bien volontiers :
    Alors, comment être ravi
    Lorsque après coup, fort méprisant,
    On vous défrime en se marrant ?

    Plus que tout, j’ai la sainte horreur
    De tous les cuistres en eau dormante :
    D’accord ou pas — à la rigueur —,
    Mais tout au moins qu’on argumente !

    Nul n’est prophète en son pays
    Même au royaume des tartuffes
    Ceux qui nous prennent pour des truffes
    N’ont pas besoin d’un Isaïe !

    Et j’en connais des bien sûrs d’eux,
    Des qui détiennent un savoir
    Avec lequel ils font des nœuds
    Sans même s’en apercevoir !
    Ceux-ci sont si sûrs d’eux au point,
    Au point qu’ils ne doutent de rien !
   
    Entre raison et convictions,
    Premier faux pas : ils se ramassent,
    Dégringolant comme des pions,
    Alors qu’ils se croyaient en place…
   
      Nul n’est prophète en son pays
    Même au royaume des tartuffes
    Ceux qui nous prennent pour des truffes
    N’ont pas besoin d’un Isaïe !

    On dit en regardant le ciel :
    « Quel temps fera-t-il donc demain ? »
    Est-ce un problème existentiel ?
    Désolé, mes jolis lapins,
    Car pour ma part, et c’est mon droit,
    Bien peu me chaut qu’il fasse froid !
   
    C’est l’antidote souverain
    À la médiocrité ambiante ;
    Entre nous, je m’en fiche un brin,
    Presque autant que de l’an quarante.

    Nul n’est prophète en son pays
    Même au royaume des tartuffes
    Ceux qui nous prennent pour des truffes
    N’ont pas besoin d’un Isaïe !

    Oui, je l’admets, ça fait du bien,
    Quelquefois de s’abandonner,
    D’ouvrir les vannes à son trop-plein :
    Bref, en un mot, de déconner !
    Quant à moi, candide et badin,
    Moi, je cultive mon jardin…
   
    Et si je n’ai point vos faveurs
    Pardonnez-moi mes bons apôtres,
    Mais entre vous et mon coiffeur,
    J’aime autant me sentir un autre !



Copyright © Jacques Goudeaux - novembre  2006 / Dépôt SACEM : 2014


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